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Exercice de sécurité civile, simulation d’attaque terroriste

Un exercice départemental interservices piloté par la préfecture a été réalisé vendredi 21 septembre à Belfort.

Son scénario : un individu s’est fait exploser au milieu de la foule lors du festival du FIMU sur la place de l’Arsenal. Les trois policiers présents lors de l’attaque préviennent immédiatement leurs collèges, deux d’entre eux sont blessés. Au regard des nombreuses victimes, le plan d’Organisation de la Réponse de la SECurité civile NOmbreuses VIctimes (ORSEC NOVI) est activé par Mme la préfète. La police rapidement sur les lieux sécurise la place et gère l’évacuation des impliqués. Pour leur propre sécurité, les sapeurs-pompiers ne peuvent pas intervenir avant que le site de l’explosion soit totalement sécurisé par l’intervention des démineurs. Dans le cadre de l’exercice, un délai de 45 minutes a été nécessaire. Pour intervenir, les sapeurs-pompiers sont sous la protection de la police et sont protégés grâce à leur gilet pare-balle et à leur casque renforcé. Les victimes sont « ramassées » puis évacuées vers un point de rassemblement des victimes (PRV) où elles sont triées en urgence absolue (UA), relative (UR) ou éclopée / impliqué (E/I). Un bracelet muni d’un code-barres leur est posé, il permettra de générer une fiche victime dans un outil informatique dénommé SINUS. Celle-ci sera renseignée sur tout le parcours de prise en charge de la victime, du PRV au poste médical avancé (PMA). Dans ce dernier, les victimes reçoivent les premiers soins avant d’être évacuées vers l’hôpital, sous escorte policière. Le bilan final s’établit à 6 personnes décédées dont le terroriste et 20 personnes blessées dont deux policiers. Les volontaires de l’EPIDE et les élèves de l’école de police de Montbéliard se sont prêtés au jeu des victimes et figurants. Un travail remarquable de maquillage très réaliste a été réalisé par Frédérique Mercy, Milène Simon, Christophe Laurenchet et Denis Jacoutot. L’exercice s’est poursuivi l’après-midi dans les locaux de l’EPIDE avec l'ouverture d'une Cellule Interministérielle d’Accueil aux victimes (CIAV) et un centre d’accueil des familles (CAF).